Qu’est que la RÉMUNÉRATION des stages?

Pour répondre à cette question, nous devons tout d’abord revenir sur quelque chose qui peut paraître évident : qu’est-ce qu’un salaire ? Le salaire est une somme versée en contrepartie d’un travail effectué. Comment le montant du salaire (et du salaire minimum) est-il calculé ? En fonction du coût de la vie : ce n’est pas la « valeur » de ce que nous produisons qui détermine notre salaire, mais plutôt notre salaire qui détermine (en partie) le prix (ou la valeur marchande) de ce qui est vendu.

Qu’est-ce qu’un prix ? C’est le montant qui est exigé par une entreprise pour couvrir tous les coûts, les taxes et les profits attendus lors d’une vente. Parmi les coûts, il y a non seulement les outils, les ressources et les salaires qui entrent dans la production, mais aussi le coût de reproduction de la main-d’œuvre, ce qui inclut les coûts de sa formation. Les taxes et impôts sont récupérées par les différents paliers de gouvernement afin d’assurer la reproduction de tout ce qui est nécessaire pour maintenir l’État, son infrastructure et la main-d’œuvre des secteurs privés, publics et communautaires. Enfin, les profits sont collectés par les propriétaires, non parce qu’il·le·s ont travaillé pour, mais précisément parce que leur accorde ce droit : il n’y a pas de leur travail là-dedans, seulement celui des travailleur·euse·s !

Ainsi, pour qu’il puisse y avoir des profits, il faut qu’il y ait du travail qui ne soit pas rémunéré à sa juste valeur. Qu’est-ce qui arrive lorsque ces profits sont menacés ? Pour éviter de perdre des ventes, les gestionnaires évitent de hausser les prix, donc il·le·s coupent les salaires ou les avantages sociaux. Les travailleur·euse·s doivent alors vivre (et travailler !) avec moins en effectuant leurs propres coupures. La contradiction inhérente à cette dynamique ? En gagnant moins d’argent, il·le·s achètent moins, et les profits sont menacés à nouveau ! De leur côté, les entreprises qui accordent des salaires élevés à leurs employé·e·s le font habituellement parce qu’elles font face à un syndicat digne de ce nom. Dans tous les cas, après l’embauche, des sommes considérables sont dépensées pour assurer que chaque employé·e soit bien formé·e pour son travail, avant même qu’il·le soit « productif·ve ».

Qu’est-ce qu’un stage?

Les stages servent à l’observation ou à l’exploration d’un métier, sinon au développement ou à la mise en œuvre des compétences. Un stage peut ainsi prendre plusieurs formes, mais dans tous les cas, il s’agit d’une manière de préparer un·e futur·e employé·e pour son boulot. Il peut même impliquer la réalisation d’un travail identique à celui d’un·e salarié·e.

Qu’est-ce que la rémunération des stages?

C’est l’obtention d’un salaire pour ce qui est, après tout, du travail : la formation n’est pas quelque chose qui est reçu passivement, mais quelque chose qui exige des efforts et, surtout, du temps. Dans le contexte actuel, les emplois deviennent toujours plus spécialisés et exigent donc davantage de formation. Or, dans plusieurs domaines, les stages sont déjà rémunérés.

Les stages non rémunérés se trouvent en plus grand nombre dans le secteur des soins et de l’éducation (des emplois majoritairement occupés par des femmes). Lorsque nous tolérons la non-rémunération de ces stages, nous contribuons à la dévalorisation de ces formes de travail pourtant indispensables à notre bien-être collectif.

Les stages non rémunérés forment la partie la plus visible de l’exploitation des étudiant·e·s. peu importe que les stagiaires contribuent ou non au travail productif : dans tous les cas, le stage n’est pas un simple passe-temps, mais un travail nécessaire à la reproduction de la main-d’œuvre et de toutes ses spécialisations. La rémunération des stages n’est pas un luxe ou un cadeau donné aux étudiant·e·s : c’est l’élimination d’un travail gratuit, d’un cadeau donné aux entreprises et à l’État.

 

ARGUMENTAIRE

Les stages et le marché de l’emploi

L’explosion des stages est associée à un contexte économique particulier marqué par la détérioration des conditions d’emploi et par l’accroissement de la compétitivité du monde du travail, en particulier pour les jeunes.

La crise de 2008, qui a eu comme conséquences d’intensifier la précarisation de l’emploi, de réduire les exigences salariales, de développer les horaires flexibles et atypiques, et de banaliser le travail sous-payé (voire gratuit) et le statut de « travailleur jetable », a notamment conduit à la fermeture du marché du travail pour la nouvelle génération. Dans ce contexte, les stages sont apparus comme la solution pour mettre un terme au sous-emploi des jeunes. La réalité est plus complexe : en devenant un passage obligé vers le premier emploi, les stages retardent l’entrée des nouveaux diplômés sur le marché du travail et renforcent leur précarité.

De plus, les stages non rémunérés créent du cheap labor parce-que certain.e.s employeurs.euses n’hésitent pas à remplacer leurs employé.e.s par des stagiaires pour réduire leurs coûts. S’il est difficile de trouver des chiffres illustrant cette tendance, en France, l’économiste Jean-Marie Chevalier estime qu’au moins 60 000 stages correspondent à des emplois à temps plein. Cette pratique, hautement problématique, contribue au sous-emploi et à la précarisation de l’ensemble des travailleurs et travailleuses. Effectivement, si un.e employeur.euse a accès à une main-d’œuvre gratuite, pourquoi payer un.e employé.e pour faire le même travail?

Impacts des stages non rémunérés sur les étudiant.e.s
L’analyse d’un sondage réalisé en 2017 par le Comité pour la rémunération des stages et des internats de l’Université du Québec en Outaouais (CRIS-UQO), dévoile que les stages non rémunérés ont des impacts négatifs sur les étudiant.e.s. Particulièrement chronophages, les stages grignotent tout d’abord l’emploi du temps étudiant. Or, la majorité des étudiant.e.s occupent un emploi à temps partiel en plus de leurs études. Pour celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de réduire leurs heures ou d’arrêter de travailler pendant le stage, la situation devient donc vite ingérable. Pourtant seulement la moitié des répondant.e.s du sondage du CRIS-UQO estiment que leur employeur ou employeuse est prêt.e à les accommoder pendant la durée de leur stage. En outre, il faut bien voir que, quand il y a réduction des heures de travail, il y a également réduction du revenu étudiant, déjà très serré en temps normal. C’est d’autant plus problématique que, pour la majorité des stagiaires, le stage implique des dépenses supplémentaires (transport, achat de vêtements et d’uniformes, location d’un second logement ou même d’un bureau professionnel). Pour compenser les pertes subies et l’accroissement de leurs dépenses, les plus chanceux.euses peuvent solliciter le filet familial. Pour les autres, il faudra s’endetter ou piocher dans ses économies.

En outre, la surcharge de travail occasionnée par les stages non rémunérés provoque une forte pression, qui a de nombreux impacts sur la santé des étudiant.e.s. 20% des répondant.e.s du sondage du CRIS-UQO ressentent ainsi une surcharge de travail et une difficulté à concilier emploi, stage, études et vie personnelle. La même proportion se dit fatigué.e.s ou en manque de sommeil. Plus grave, 42% des répondant.e.s confient avoir vécu du stress, de l’anxiété, de l’angoisse, de l’isolement et de la détresse psychologique pendant leur stage.
En outre, certain.e.s peuvent vivre de la violence ou du harcèlement. Des études américaines révèlent ainsi que les stagiaires, notamment les femmes, sont plus touché.e.s par le harcèlement que les autres travailleurs.euses. Or, légalement, le stage n’offre aucune protection au ou à la stagiaire. En effet, les personnes qui effectuent un stage associé à un cursus universitaire ne sont pas considérées comme des salariées au Québec. Exclu.e.s de la Loi sur les normes du travail, ces stagiaires ne bénéficient pas des protections offertes en cas de manquement de la part de leur employeur.euse, de congédiement abusif, ou de harcèlement. Ils et elles sont de même tenu.e.s à l’écart des protections sociales rattachées à la perception d’un revenu d’emploi (Régime québécois d’assurance parentale, Régime d’assurance-emploi, etc.). Il va de soi qu’une telle situation complique les possibilités de recours en cas de violence ou d’abus.

Bref, la situation des stagiaires non rémunéré.e.s est inadmissible. Pression financière, endettement, fatigue, impossible conciliation travail-stage-études-vie privée, stress, détresse psychologique, à des degrés variables, constituent la réalité de la majorité d’entre eux et elles.

Stages non rémunérés et désinvestissement étatique

Conscient de la précarité des stagiaires, l’état québécois engage chaque année des sommes considérables en vue d’assurer la réalisation de stages assortis d’une rémunération ou d’une compensation financière dans la fonction publique, dans les sociétés d’État, dans le secteur parapublic et dans le secteur privé. Trois mesures annoncées dans le cadre de la Stratégie nationale de la main-d’œuvre 2018-2022 représentent ainsi de nouveaux investissements estimés à 99,3M$ sur cinq ans (MTESS 2018). À ces sommes s’ajoute une série d’investissements annuels estimés à 116,4M$.

L’examen de différentes données gouvernementales révèle cependant l’existence d’un fossé entre le soutien octroyé aux stages de la fonction publique et du secteur privé. En effet, si les stages rémunérés réalisés en entreprise font partie intégrante de la stratégie de développement économique de l’État, un tel plan n’a pas d’équivalent au sein des différents réseaux de l’État. Les stages de la fonction publique connaissent un développement erratique depuis le début des années 2000, affichant même une tendance à la baisse depuis le début de la présente décennie. Une logique du cas par cas prévaut autrement dans le secteur parapublic. L’octroi récent de compensations financières aux stagiaires de programmes spécifiques (psychologie et éducation) est ainsi intervenu en l’absence d’une réflexion de fond sur les conditions de réalisation des stages d’autres domaines. En outre, ces compensations, octroyées sous forme de bourses, ne rétribuent pas à leur juste valeur le travail effectué par les stagiaires, d’autant plus que ce statut de boursiers et boursières prive encore les étudiant.e.s des protections minimales offertes par la Loi sur les normes du travail. Enfin, ce statut détonne avec celui de salarié offert aux stagiaires des sociétés d’État (Hydro-Québec) et des stagiaires embauché.e.s dans les entreprises bénéficiaires du crédit d’impôt pour stage en milieu de travail.

En bref, on s’aperçoit que, s’agissant de la rémunération des stages, le secteur privé est favorisé au détriment des autres secteurs. La rémunération des stages témoigne donc du désengagement de l’État et son abandon des secteurs publics, parapublics et communautaires.

Stages non rémunérés et reproduction des inégalités sociales
Les stages non rémunérés accroissent la dépendance des étudiant.e.s envers leurs proches. En cela, ils se révèlent discriminatoires. Plusieurs recherches montrent ainsi que le filet familial constitue une condition facilitante, voire nécessaire à la réalisation de stages non rémunérés. Les stages des formations les plus prestigieuses, et dotés d’une plus forte employabilité, opèrent un tri des étudiant.e.s en fonction de leurs capacités et de leurs origines socio-économiques. Les étudiant.e.s provenant de milieux défavorisés sont donc souvent exclu.e.s, de facto, de certaines formations. De la sorte, les stages non rémunérés agissent comme des barrières et des outils de stratification sociale. Ils perpétuent également les inégalités sociales existantes.

De plus, les stages non rémunérés, qui touchent davantage les femmes, reproduisent les iniquités entre les genres. Ainsi, une étude menée sur la population étudiante de l’Université de Sherbrooke (UdeS) dévoile que 80,2% des femmes effectuent des stages non rémunérés. Chez les hommes, la proportion est nettement inférieure puisque 53,4% d’entre eux réalisent des stages non rémunérés. En outre, lorsque les femmes reçoivent une rémunération, elle est bien souvent inférieure à celle de leurs collègues masculins. Enfin, les secteurs masculins sont ceux où l’on trouve le plus de stages rémunérés, au détriment des secteurs féminins. De la sorte, à l’UdeS, la quasi-totalité des stagiaires des secteurs de la gestion et du génie, où les hommes sont majoritaires, reçoit une rémunération. Plusieurs études, menées en Europe et aux États-Unis arrivent aux mêmes conclusions. Pourquoi? Il semble que les inégalités de traitement entre les étudiants et les étudiantes stagiaires soient reliées à un processus historique long et complexe de cantonnement des femmes à des rôles soi-disant « naturels » de mère et de ménagère. La dévalorisation et la ghettoïsation des métiers féminins, qui aboutissent à la non-rémunération des stages des secteurs féminins du care, sont les conséquences de la division sexuelle du travail et du sexisme institutionnalisé.

 

QUESTIONS ET RÉPONSES

La campagne pour la rémunération des stages soulève de nombreux enjeux liés à la formation, au travail et au financement de leur rémunération. Voici quelques questions récurrentes et notre manière d’y répondre :

Q1 ‒ Si des stages ne sont pas rémunérés, c’est qu’il n’y a pas d’argent pour : le domaine n’est sûrement pas rentable, ou peut-être que ce n’est pas quelque chose d’utile à la société.

R ‒ Il peut être tentant de croire que si les choses sont ainsi, il y a une raison valable qui l’explique. Hélas, les salaires ne sont pas déterminés par des lois naturelles ou par des nécessités économiques, mais sont plutôt le résultat de rapports sociaux inégaux. Les stages non rémunérés existent parce que nous n’avons pas encore lutté contre cette forme d’exploitation.

La majorité des stages sont dans le secteur des soins, ce qui est la principale dépense du gouvernement provincial. Comme la rémunération des médecins au dépens des infirmières, c’est un choix idéologique — le secteur public a des stages non rémunérés, alors que le gouvernement offre des crédits d’impôt pour les stages du secteur privé.

Q2 ‒ Qui va payer pour ça? Ce n’est pas comme si les entreprises privées avaient vraiment les moyens de payer leurs stagiaires.

R ‒ Inversons plutôt le raisonnement. Pourquoi des entreprises à but lucratif pourraient-elles bénéficier d’un travail accompli gratuitement? Si elles ne souhaitent pas assumer les coûts du salaire de leurs employé·e·s, elles n’ont qu’à s’en passer.

Il ne faut toutefois pas perdre de vue que plusieurs milliers de stages sont déjà rémunérés dans le secteur privé. Les employeurs assument la majorité des coûts qui leur sont associés. Le travail accompli par les stagiaires doit donc avoir une valeur à leurs yeux! Notons toutefois qu’une partie des frais liés à l’embauche de stagiaires (salaires, supervision) est assumée par l’État. Environ 50 M$ sont par exemple versés aux entreprises sous forme de crédits d’impôt pour soutenir la réalisation de stages rémunérés dans le secteur privé.

L’austérité coûte cher à tout le monde : en coupant dans les services essentiels comme l’éducation où la santé, on se prive des richesses qui pourraient être produites par ses personnes lorsqu’on les contraint à des emplois au bas de l’échelle salariale, ou en congé de maladie pour aller attendre 8 heures à l’urgence. Un·e diplômé·e universitaire paiera dans sa carrière plusieurs fois le montant de sa formation en taxes et impôts, sans même compter les avantages non monétaires prodigués par une éducation de qualité.

Q3 ‒ L’État a-t-il les moyens de payer ses stagiaires?

R ‒ C’est un fait, l’économie va bien pour les entreprises et pour le gouvernement. Le taux de chômage est historiquement bas, et les Libéraux ont passé l’année à se vanter de la bonne santé financière de l’État. Au mois de juin, le gouvernement annonçait un surplus de 2,4 milliards de dollars pour l’année en cours. Deux-virgule quatre milliards! Y’a d’la marge pas juste un peu!

La rémunération des stages n’est pas une question de moyens, c’est une question d’équité. À l’heure actuelle, l’État paie un plein salaire aux stagiaires de la fonction publique et des sociétés d’État, en plus de subventionner les stages du secteur privé. À côté de ça, des milliers de stages ne sont pas rémunérés en psychoéducation, en enseignement, en soins infirmiers ou en travail social. En rétribuant les stages de ces secteurs, le gouvernement contribuerait efficacement à revaloriser les professions des réseaux de l’Éducation, de la Santé et des Services sociaux… et les femmes qui y travaillent !

Q4 ‒ Et le secteur communautaire? Ce n'est pas comme si les organismes avaient les moyens de payer leurs stagiaires.

R ‒ Le secteur communautaire est sous-financé, nous en sommes pleinement conscient.e.s. Or, si l’État a les moyens de soutenir les stages du secteur privé et de rémunérer les stagiaires de la fonction publique, il peut certainement trouver les fonds qui assureront des conditions de travail décentes aux stagiaires des organismes à but non-lucratif. Le secteur communautaire remplit une mission essentielle qui mérite d’être reconnue à sa juste valeur. Pour cette raison, les stages qui y sont réalisés doivent être financés à 100% par l’État !

Q5 - Pourquoi on paierait les étudiant.e.s pendant leur formation? Les stages ne sont pas plutôt un apprentissage?

R – Le stage n’est pas seulement un apprentissage, mais un apprentissage par le travail. Quoi de mieux pour apprendre un métier que de le pratiquer intégralement?  Dans de nombreux cas, des stagiaires non rémunérés assument les mêmes tâches que d’autres employé·e·s salarié·e·s. Si vraiment les stagiaires n’apportaient aucune contribution à l’organisation qui les emploie, alors peut-être faudrait-il plutôt questionner l’utilité de ce type de formation.

Même au Tim Hortons, la formation des employé·e·s est rémunérée. Qui plus est, les entreprises doivent former leurs employé·e·s tout au long du contrat de travail, et elles doivent toujours « investir » des sommes considérables pour former leurs employé·e·s nouvellement embauché·e·s. Selon la loi, une entreprise qui atteint une masse salariale de 2M$ doit même consacrer 1% de celle-ci à la formation de son personnel. Pensons aussi aux journées pédagogiques, pendant lesquelles les enseignant·e·s développent leurs compétences et leurs savoirs pour rester à jour et mieux accomplir leur travail. Être payé·e pour apprendre, c’est déjà la norme!

Q6 ‒ Je crois que les étudiant·e·s des milieux médiatique et culturel ne devraient pas s'attendre à être payé·e·s ‒ c'est comme ça que ça fonctionne dans ces industries!

R ‒ Encore une fois, la question se pose : les choses sont-elles ainsi parce que c’est souhaitable, voire inévitable, ou parce que nous héritons des inégalités sociales constituées historiquement? La non-rémunération des stages dans le milieu de la culture ou de la communication témoigne d’un problème d’ordre structurel qui dépasse largement la question de la rémunération des stages. Présentement, il faut faire des sacrifices énormes pour pouvoir poursuivre une carrière dans ces domaines, ce qui contribue à en exclure les personnes issues de milieux défavorisés. Une première étape pour pallier à cette discrimination économique serait de rémunérer leurs stages.

Q7 ‒ Pourquoi pas une compensation?

R ‒ Pour qu’il y ait compensation, il faut « compenser » quelque chose : en effet, il est souvent dit que le stage empêche l’étudiant·e de consacrer plus de temps à un emploi rémunéré, et donc qu’il·le mérite quelque chose pour réparer ce préjudice. Nous rejetons cette perspective, car la rémunération des stages ne se limite pas à une question d’argent. En revendiquant le statut de salarié·e·s, les étudiant.e.s souhaitent que le travail accompli durant leur formation soit reconnu à sa juste valeur. Cette revendication dépasse toutefois la question financière : le statut de salarié·e permettrait aux stagiaires de bénéficier des protections minimales définies par les Normes du travail. Les stagiaires auraient par exemple droit à des compensations en cas d’accident, à des recours additionnels en situation de harcèlement, de même qu’au remboursement de leurs frais de déplacement.

Q8 ‒ Je crois qu’il serait mieux de militer pour la gratuité scolaire.

R ‒ Certes, la gratuité scolaire serait bénéfique pour l’ensemble de la population étudiante. Nous ne sommes aucunement opposé·e·s à cette revendication, bien au contraire! Ce sont deux enjeux distincts, mais non-exclusifs : alors que la gratuité scolaire vise à accroître l’accessibilité des études, la rémunération des stages veut mettre fin au travail fourni gratuitement par les étudiant·e·s durant leurs stages. Qu’est-ce que ces deux revendications ont en commun ? Elles s’attaquent directement aux inégalités reproduites par le système d’éducation !

Q9 ‒ Bon, je suis convaincu·e!

R ‒ Nous vous invitons tout d’abord à en parler à vos collègues et durant les assemblées de votre association étudiante : si vous en avez besoin, des militant·e·s plus expérimenté·e·s de la campagne sont disponibles pour présenter la campagne durant vos assemblées.

Les Coalitions régionales pour la rémunération des stages forment les instances de concertation de cette campagne. Elles cherchent à réunir les militant·e·s, les associations et comités étudiantes, les syndicats et les organismes communautaires pour coordonner la lutte : vous pouvez nous aider à les rejoindre!

AsSOCIATIONS ÉTUDIANTES EN GRÈVE
Novembre 2018

 

(en date du 14 novembre, 18h30)

Mandats de grève adoptés

Universités

UQAM:

  • Association des étudiantes et étudiants de la Faculté des sciences de l’Éducation de l’UQAM (ADEESE-UQAM): du 19 au 23 novembre, ~5200 membres
  • Association étudiante du secteur des sciences de l’UQAM (AESS-UQAM): les 21 et 22 novembre, ~3500 membres
  • Association facultaire étudiante des arts de l’UQAM (AFÉA-UQAM): du 19 au 22 novembre, ~3800 membres
  • Association facultaire des étudiantes et étudiants de sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM): du 19 au 23 novembre, ~5000 membres
  • Association facultaire étudiante de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED-UQAM): du 20 au 22 novembre, ~2000 membres
  • Association étudiante du module de science politique (AÉMSP-UQÀM): du 19 au 23 novembre (700 étudiant.es, aussi membres de l’AFESPED-UQAM)

Université de Montréal:

  • Association étudiante en anthropologie de l’Université de Montréal (AÉAUM): du 20 au 23 novembre, ~300 membres
  • Association des étudiant-e-s diplômé-e-s du Département d’histoire de l’Université de Montréal (AEDDHUM): 21 novembre, 114 membres
  • Association étudiante de psychologie et sociologie de l’Université de Montréal (AEPSUM): 21 novembre, ~370 membres
  • Association étudiante de service social de l’Université de Montréal (AESSUM): du 19 au 23 novembre, ~800 membres
  • Regroupement des étudiantes et étudiants de sociologie de l’Université de Montréal (RÉÉSUM): 21 novembres, ~220 membres

McGill:

  • Social Work Association of Graduate Student (SWAGS-McGill): du 19 au 23 novembre, ~130 membres
  • McGill Social Work Student Association (SWSA-McGill): du 19 au 23 novembre, ~170 membres


Cégeps

  • Association étudiante du Cégep Saint-Laurent (AECSL): du 19 au 23 novembre, ~3700 membres
  • Association générale étudiante du Cégep du Vieux Montréal (AGECVM): du 19 au 23 novembre, ~7000 membres
  • Syndicat étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV): du 19 au 23 novembre, ~4100 membres
  • Société générale des étudiantes et étudiants du Collège de Maisonneuve (SOGÉÉCOM): 21 novembre, ~6000 membres

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  • Rencontre comité mobilisation et formation de la coalition montréalaise
    18:00 -22:00
    November 9, 2018

    1205 Rue Saint-Denis local N-S1245

    1205 Rue Saint-Denis local N-S1245

    Lieux de la rencontre : N-S1245 à l’UQAM (ADEESE)

  • Atelier : travail invisible ; une lutte féministe inachevée
    19:00 -21:00
    November 9, 2018

    625 Avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent, QC H4L 3X7

    625 Avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent, QC H4L 3X7

    Dès 19h au Cégep de Saint-Laurent, Auditorium C5

    La lutte pour la rémunération des stages s’inscrit dans le contexte d’une lutte plus large menée par des femmes d’origines diverses, ici et à l’international, afin que soit reconnue la valeur de l’ensemble du travail qu’elles doivent accomplir quotidiennement. Partout, les femmes sont précaires parce qu’une importante partie des tâches qu’elles réalisent n’est pas payée, leurs principales fonctions n’étant pas reconnues comme du travail. Partout, le temps des femmes et leur corps sont appropriés de diverses façons afin d’en exploiter gratuitement le travail.

    L’ouvrage collectif “Travail invisible : Portraits d’une lutte féministe inachevée” rassemble quelques-uns des visages que prend cette exploitation. À l’invitation du CUTE St-Lô, quatre des co-autrices viendront vous entretenir au sujet de la division sexuelle du travail dans la famille, de l’exploitation des personnes racisées, des droits des travailleuses du sexe et des revendications pour la reconnaissance du travail des étudiantes.

    Événement : https://www.facebook.com/events/2289917791254852/

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  • Assemblée générale AÉDDHUM
    12:00 -16:00
    November 12, 2018

    Assemblée générale des cycles supérieurs en histoire de l’UdeM

     

  • Conférence : L’exploitation du travail artistique
    18:30 -21:00
    November 12, 2018

    625 Avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent, QC H4L 3X7

    625 Avenue Sainte-Croix, Saint-Laurent, QC H4L 3X7

    Dès 18h30 au Cégep de Saint-Laurent à l’Okhafé!

    La réalité du travail artistique et culturel en est une de sacrifice et de don de soi. Le travail effectué par les artistes, bien que passionnant, se trouve souvent sans ou avec très peu de reconnaissance sociale. En tant qu’artiste, nous ne pouvons malheureusement nous nourrir de compliments et de références.
    Les stages dans le milieu culturel sont en constante augmentation et on demande aux apprentis artistes et travailleurs culturels de se conformer rapidement aux ”sacrifices nécessaires” pour se bâtir une carrière.
    La critique de cette réalité peut et doit s’articuler autour d’une analyse inter-sectionnelle.

    Animé par Pier-Luc Junet, diplômé en cinéma de l’université Concordia.

    Événement : https://www.facebook.com/events/348380149298828/?active_tab=about

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  • Assemblée générale ADÉPUM
    11:40 -14:40
    November 15, 2018

    Le comité exécutif de l’ADÉPUM vous convoque à une assemblée générale spéciale de grève qui aura lieu à 11h40, le jeudi 15 novembre 2018, au local Z-300 du pavillon Claire McNicoll.

    1. Points statutaires
    2. Grève
    3. Varia
    4. Traitement des avis de motion
    5. Fermeture
    Considérant la mobilisation ayant lieu en ce moment dans les milieux étudiants, entre autres menés par les CUTE (comités unitaires sur le travail étudiant) ainsi que les propositions apportées lors de l’AG du 18 octobre dernier, les membres de l’ADÉPUM sont invité-es à se prononcer sur la participation à une éventuelle grève visant à faire reconnaître les stages et le travail étudiant comme un travail méritant une compensation. La semaine du 19 novembre (plus précisément, du 19 au 21) s’annonce comme celle étant visée par les associations étudiantes souhaitant se joindre à ce mouvement.

    Événement : https://www.facebook.com/events/1726069840855277/

  • Assemblée générale AFELC-UQAM
    12:30 -14:00
    November 15, 2018

    Jeudi le 15 novembre (12h30 au local A-M050) aura lieu notre première assemblée générale de l’année universitaire 2018-2019.
    Le cahier des propositions sera sur notre site internet dans les prochains jours (http://www.afelcuqam.org). Nous espérons vous y voir en grand nombre, puisque plusieurs décisions importantes seront prises. À jeudi le 15 novembre !

    Événement : https://www.facebook.com/events/706687996375681/

  • Assemblée générale AÉHUM
    16:00 -19:00
    November 15, 2018

    Assemblée générale Histoire premier cycle UdeM

    Chères historiennes et chers historiens,

    Le jeudi 15 novembre prochain, dès 16h, se tiendra une Assemblée générale ayant le droit d’élaboration d’un mandat de grève. Le local reste à déterminer.

    Plusieurs sujets sont à l’ordre du jour, dont une présentation du CUTE-UdeM sur la lutte pour la rémunération des stages, la présentation de motions de modification de la charte de l’AÉHUM ainsi que l’élection de quelques postes vacants.

    Le but de l’Association étudiante d’Histoire de l’Université de Montréal est de représenter ses membres et, pour bien le faire, nous avons besoin de vous entendre.

    Événement : https://www.facebook.com/events/263541394332848/

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  • Parlons Grève
    18:30 -21:00
    November 19, 2018

    Au Café Aquin de l’UQAM dès 18h30

    La grève est un pari qui suppose des gains et des risques. Pourquoi utiliser la grève comme moyen de pression? Quels sont les avantages de faire la grève? Quels en sont les risques? Comment amoindrir les risques en cas de grève générale illimitée à l’hiver 2019?

    Le comité de mobilisation de l’Association des cycles supérieurs en travail social (ACSTS) vous invite à une soirée discussion sur la grève des stages le 19 novembre au café Aquin de 6h30 à 9h. Cet atelier sera l’occasion d’échanger, de partager des craintes, de discuter et de créer des liens de solidarité entre étudiantEs (futurEs) stagiaires. Un souper sera disponible sur place. Gardiennage disponible.

    Événement : https://www.facebook.com/events/2041188709253477/?active_tab=about

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  • Assemblée générale ACSSUM
    12:00 -14:00
    November 20, 2018

    Il y a présentement un mouvement provincial de revendication pour une rémunération de tous les stages, pour tous les secteurs d’enseignements. Cet enjeu renvoie à des questions sociétales notamment au fait que les stages non rémunérés sont majoritairement au sein des métiers typiquement féminins.

    Mardi 20 novembre prochain à 12 h au C-5115 se tiendra donc une Assemblée spéciale afin de se positionner sur une grève et ses modalités, le cas échéant, des activités d’enseignement aux cycles supérieurs du département de sociologie le mercredi 21 novembre. Sachez que certaines associations étudiantes tiennent une grève du 19 au 23 novembre.
    Une représentante ou un représentant des Comités unitaires sur le travail étudiant (CUTE), organisation chapeautant le mouvement, sera présent.e à l’assemblée spéciale pour vous en dire plus sur la situation.

    Notre participation permettrait en autre d’appuyer les mandats de grève adoptés la semaine dernière par le Regroupement des étudiants et étudiantes de sociologie de l’Université de Montréal (RÉÉSUM) ainsi que l’Association des étudiant.e.s de psychologie et sociologie de l’Université de Montréal (AEPSUM). Cette Assemblée spéciale est également tenue à la demande d’étudiantes et d’étudiants du département qui ont manifesté un intérêt à l’égard de ce mouvement.

    Enfin, cet enjeu touche au moins une des positions adoptées par l’ACSSUM dans le passé :
    « Que l’ACSSUM rappelle l’importance des enjeux féministes qui sont multidimensionnelles et dont on ne peut pas reporter au second plan face aux différents enjeux sociétaux et militants. » (17 mars 2015)

    Voici l’ordre du jour :

    0. Ouverture
    1. Élection du Présidium
    2. Adoption de l’ordre du jour
    3. Grève
    4. Fermeture

    À mardi 12h au local C-5115 pavillon Lionel-Groulx !

  • Action sur les violences sexuelles en stage
    17:00 -18:00
    November 20, 2018

    Dès 17h à l’agora du J à l’UQAM

    Les comités féministes de sexologie et de travail social organisent une action sur les violences sexuelles en stage.

    Autres détails et événement à venir

  • Atelier non mixte : Être femmes et personnes non-binaires et vivre la grève
    18:00 -21:00
    November 20, 2018

    Dès 18h à la coop des récoltes (1681 Rue Saint-Denis, Montréal, QC H2X 3K4)

    Atelier non mixte : «Être femmes et personnes non-binaires et vivre la grève»  Souper et gardiennage inclut

    Autres détails et événement Facebook à venir!

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  • Manifestation montréalaise pour la rémunération des stages
    15:00 -18:00
    November 21, 2018

    Manifestation pour la rémunération des stages – Rassemblement le 21 novembre dès 15h à la place Émilie-Gamelin

    Pour souligner la journée mondiale des stagiaires du 10 novembre, plusieurs associations étudiantes sont en grève dans la semaine du 19 au 23 novembre afin de se mobiliser. Dans le cadre de cette journée, les différentes coalitions régionales pour la rémunération des stages à travers le Québec appellent à la mobilisation et à l’organisation d’actions décentralisées.

    Partout, des stagiaires sont en grève pour réclamer que leur travail soit enfin reconnu, valorisé et rémunéré. Parce que l’exploitation n’est pas une vocation!

    Pour clore la journée d’actions à Montréal, nous vous invitons à joindre vos voix aux nôtres lors d’une manifestation organisée pour revendiquer la valorisation du travail effectué par des centaines de milliers de stagiaires.

    Le travail gratuit, c’est fini, un salaire pour les stagiaires !

    Événement : https://www.facebook.com/events/1762213267234402/

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  • Assemblée générale AGÉÉPUM
    12:00 -16:00
    November 22, 2018

    Jeudi prochain, l’AGÉÉPUM organise une Assemblée Générale de Grève dans le cadre de la mobilisation pour la rémunération des stages. Le quorum requis est de 300 personnes.
    Venez-vous prononcer, que vous soyez pour ou contre!
    L’Assemblée aura lieu à 12h au B-2245 (pavillon Jean-Brillant).

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Mandats de grève adoptés

  • Association des étudiants au module d’éducation de l’UQO (AÉMÉ-UQO): du 19 au 23 novembre, ~600 membres
  • Association étudiante de psychoéducation de l’UQO (AÉMP-UQO): du 19 au 23 novembre, ~80 membres
  • Association des étudiants du module des sciences sociales de l’UQO (AÉMSS-UQO): du 19 au 23 novembre, ~350 membres
  • Regroupement des étudiants et étudiantes en travail social de l’UQO (REETS-UQO): du 19 au 23 novembre, ~160 membres

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  • Assemblée générale AÉMSS-UQO
    All day
    November 14, 2018

    L’AÉMSS invite cordialement ses membres à faire entendre leur voix lors d’une assemblée générale spéciale concernant la grève pour la rémunération des stages, qui aura lieu le 14 novembre dès 11h30 au local A0108 du pavillon Alexandre-Taché. Lors de cette assemblée, un vote sur la possibilité de tenir une grève en novembre aura lieu et les membres seront appelés à discuter et à se positionner sur la question de la rémunération des stages.
    S’adresse à tous les étudiants du Module des sciences sociales de l’UQO.
    Bonus : De la pizza sera servie à tous les participants!

    Voici l’ordre du jour proposé pour l’AGS :
    1. Ouverture
    2. Présidium
    3. Secrétariat
    4. Adoption de l’ordre du jour
    5. Grève pour la rémunération des stages
    6. Fermeture

  • Assemblée générale AGÉÉCO
    12:00 -15:00
    November 14, 2018

    333 Boulevard de la Cité-des-Jeunes, Gatineau, QC J8Y 6M4

    333 Boulevard de la Cité-des-Jeunes, Gatineau, QC J8Y 6M4

    Le mercredi 14 novembre à 12h au Campus Gabrielle-Roy à l’auditorium

    Bonjour aux étudiantes et étudiants du Cégep de l’Outaouais,

    Depuis l’assemblée Général extraordinaire (AGE) du 24 octobre dernier, les étudiantes et les étudiants présents ont voté pour un plan d’action suivant le mouvement étudiant qui est en branle depuis 2 ans dans plusieurs régions du Québec pour la rémunération des stages.De ce fait, une nouvelle AGE aura lieu le 14 novembre pour discuter et voter sur la proposition de grève du 21 novembre prochain en vue de la journée nationale des stagiaires.

    Vous trouverez ci-dessous l’ordre du jour et de plus amples informations.

    L’A.G.É.É.C.O. vous invite a y participer en grand nombre.

    Ordre du jour :
    1. Ouverture
    2. Praesidium
    3. Lecture et adoption de l’ordre du jour
    4. Présentation de la campagne sur la rémunération des stages et témoignages
    5. Délibérations et vote sur la journée de grève du 21 novembre
    6. Levée de l’assemblée

    Événement : https://www.facebook.com/events/1019802104889870/

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Mandats de grève adoptés

  • Association des étudiants et étudiantes en anthropologie de l’Université Laval (AÉÉA-UL): 21 novembre
  • Association des étudiants et étudiantes en physique de l’Université Laval (ADÉPUL): 21 novembre
  • Association générale des étudiants et étudiantes prégradué(e)s en philosophie de l’Université Laval (AGEEPP-UL): 21 novembre, ~330 membres

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  • Assemblée générale – Soins infirmiers Limoilou (1e partie)
    11:00 -13:00
    November 14, 2018

    Étudiant.es en soins, vous êtes convoqué.es à une assemblée générale de programme demain le 14 novembre au local 2181 du campus de Québec en deux temps pour accommoder vos horaires exigeants (malgré que c’est le gel de cours).

    Au choix donc entre 11h à 11h50 ou de 12h à 12h50.

    Vous pourrez vous prononcer sur une éventuelle journée de grève et/ou sur d’autres moyens de mobilisation.

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  • Assemblée générale AÉÉH-UL
    11:30 -13:30
    November 20, 2018

    On vous invite à une Assemble Générale spéciale de grève le 20 novembre prochain à 11h30 ! Le local vous sera communiqué bientôt.

    Voici l’ordre du jour :
    0. Ouverture
    0.1. procédures initiales
    1. Grève 21 novembre 2018
    2. Affaires diverses
    3. Fermeture

    On espère vous voir en grand nombre ! 🙂

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Mandats de grève adoptés

  • Association générale étudiante de le Faculté des lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke (AGEFLESH-UdeS): du 19 au 23 novembre ~ 2000 membres

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  • Assemblée générale AGEEFEUS
    11:45 -16:00
    November 20, 2018

    En date du 13 novembre 2018, 30 000 étudiants et étudiantes ont annoncés qu’ils seront en grève soit du 19 au 23 novembre, mais surtout pour le 21 novembre, dans le but de soutenir la cause pour la rémunération de tous les stages. À l’AGEEFEUS cela cible principalement les personnes membres en psycho-ed, en orientation ainsi que les personnes membres en enseignement qui ne sont pas compensées en stage final.

    Vous êtes convoqués à une superbe AG de grève MARDI LE 20 NOVEMBRE À 11H45 À L’AUDITORIUM A2-1016!
    Cette AG nous permettra de discuter de possibles positions concernant la rémunération des stages.

    Nous voulons vous voir en grand nombre!

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 ~Mandats de grève adoptés

  • Association des étudiantes sages-femmes du Québec (AESFQ): du 18 au 24 novembre, ~80 membres
  • Association générale étudiante du campus de Rimouski (AGECAR): du 20 au 22 novembre, ~3000 membres

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  • Assemblée générale AGECAR
    All day
    November 14, 2018

    Bien le bonjour!
    Lors de la dernière assemblée générale de l’AGECAR, nous avons reçu le mandat d’organiser une assemblée générale de grève, qui nous permettrait de participer au mouvement de grève nationale pour la rémunération des stages. La gréve se tiendrait durant la semaine du 19 au 23 novembre 2018.

    L’ordre du jour sera le suivant:
    0.0 Ouverture
    1.0 Procédures
    1.1 Élection d’un présidium d’assemblée
    1.2 Adoption d’un ordre du jour
    2.0 Grève
    3.0 Varia
    4.0 Levée

    Venez en grands nombres!

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